Théâtre Firmin Gémier / La Piscine
La Cité du Cirque Marcel-Marceau
2 Pôles Cirque en Normandie - Cirque-théâtre
Maison des Jonglages / Houdremont
Coopérative De Rue et De Cirque
alain reynaud (les nouveaux nez & cie)
centre national des arts du cirque
ecole nationale de cirque de châtellerault
compagnie ni desnudo ni bajando la escalera
david fauchard et martin palisse
groupe noces · florence bernad
not standing - alexander vantournhout
association des complémentaires – basile forest
cie marcel et ses drôles de femmes
cirque ici - johann le guillerm
collectif merkén / pamela pantoja
compagnie la mondiale générale
compagnie magma performing théâtre
dziugas kunsmanas & adrian carlo bibiano
la faux populaire le mort aux dents
les escargots ailés andré mandarino
marcel et ses drôles de femmes
mathurin bolze - compagnie mpta
par haz'art et lez'artchimistes
quentin folcher et kamma rosenbeck / collectif maison courbe
surnatural orchestra | cirque inextrémiste
ex ovo tu enfanteras dans la couleur
porter - laboratoire d'expérimentation
suzanne une histoire du cirque
et toi qu'est-ce-que tu portes
si c'est pas sûr c'est pas peut-être
23 fragments de ces derniers jours
c'est l'hiver le ciel est bleu
chuter. petite sociologie du jonglage pour un travail contre-productif
convention du raté du ratable et du pas encore raté
dans ma chambre #2 - seconde couche
haïku(s) - l'esquisse d'une pensée bègue
la conf de ta life (ou comment on est allé là-bas pour arriver ici
la conf' ou comment on est allé là-bas pour arriver ici
les quatre points cardinaux sont trois : le nord et le sud
là où la nuit n'est pas si loin puisque le jour d'en va déjà
masterclass : taiji une traduction de l'intérieur
mikado petit récit d'effondrements
nous la foret ou comment se planter
omâ ou les privilèges de la patate
présentation des travaux de fin d'études
rencontre autour de la parentalité
s'assurer de ses propres murmures
scènes étranges dans la mine d'or
trois petits tours (et puis s'en vont !)
à chaque pas que je fais je laisse une empreinte dans le paysage
Bestiaire / Vestiaire est un cabaret furieusement contemporain, fait d’apparitions, de disparitions et de métamorphoses. Une succession d’images plus que d’histoires, de corps plus que de person… +
Bestiaire / Vestiaire est un cabaret furieusement contemporain, fait d’apparitions, de disparitions et de métamorphoses. Une succession d’images plus que d’histoires, de corps plus que de personnages, de sensations plus que de narrations.
Ce soir, rien n’est raconté de manière linéaire : tout se traverse, tout s’éprouve, tout se devine. Les gestes ne disent pas, ils suggèrent. Les costumes ne définissent pas, ils déplacent. Les corps ne représentent pas, ils jouent de leurs sens sociaux et de leurs acceptations. Ce spectacle ne cherche pas à expliquer le monde mais à en faire sentir les frottements : entre norme et débordement, entre regard posé et regard subi, entre ce que l’on montre et ce que l’on protège. L’auteur·e écrit par accumulation, par strates, par glissements.
Bestiaire / Vestiaire emprunte au Cirque, au Cabaret, à la Gastronomie, au Drag et aux Intimités. Le défilé de mode en devient la structure visible : une suite de collections, de passages, de tentatives.
Des corps traversent l’espace comme des mannequins. Ils marchent, paradent, s’exposent. Puis parfois, un·e modèle décroche du rail. La marche s’interrompt. Une voix surgit. Un fragment d’histoire, une confidence, un intime partagé vient fissurer la parade. Passer en défilé, c’est scroller, c’est repasser les corps dans le temps, revoir ce qui a été figé, assigné, catalogué, et en déplacer le sens.
Le vestiaire est à la fois lieu concret et espace symbolique. On y range, on y cache, on y protège, on y transforme. C’est l’endroit de l’intime autant que celui de l’exposition.
Les collections se succèdent comme des états plutôt que comme des étapes :
• Moi, je et Personnellement,
• Sans Contrefaçon,
• Contre Nature,
• Réenchanter le vivant,
• Dégénéré·e,
• À poils,
• Dégenré·e.
À la manière d’un plan-séquence, chaque image se fond dans ce qui la précède et ce qui la suivra. Pas de fissure, pas de séparation, mais un ensemble de fenêtres qui cadrent différentes parties d’un même paysage. Chaque passage dialogue avec nos subjectivités et nos réalités, sans se contredire, créant un ensemble ni totalement cohérent ni contradictoire — un endroit trouble, mouvant, où peut s’écrire une autre manière d’exister.
L’auteur·e s’intéresse aux personnes dites « hors normes ».
Hors norme : qui se situe en dehors des cadres établis, en Occident ou ailleurs, par son caractère atypique, singulier, ou qui ne répond pas — ou plus — aux standards. Celles qui fascinent. Celles que l’on observe. Celles dont les corps deviennent malgré elles des surfaces de projection, des symboles, des étendards des discriminations. Mais le spectacle ne les représente pas : il s’en approche, les frôle, les détourne. Il refuse la démonstration comme la revendication frontale. Il préfère le jeu, le trouble, l’excès, la fête comme stratégie de survie et de partage. Les artistes ne cherchent pas à convaincre.
Ils cherchent à cohabiter. Sur scène, les corps composent avec la chute, la beauté, le raté, la virtuosité et le fragile. Le spectaculaire côtoie l’intime. Le costume côtoie la peau. Le rire peut précéder la faille.
Ouvrir ce vestiaire, c’est ouvrir un espace-temps commun, où le public n’est pas invité à comprendre mais à ressentir, à faire preuve d’empathie, à faire coexister des formes, des couleurs, des identités multiples sans chercher à les hiérarchiser. Bestiaire / Vestiaire est une tentative. Un moment où, plutôt que de demander l’acceptation, nous choisissons la présence. Et où, l’espace d’un instant partagé, nous faisons le pari que cela suffit.